VOLNAY - Vins

Caractère
des vins
Apprécié
depuis toujours pour sa finesse, sa sève et son bouquet, le Volnay
est présenté souvent comme le vin rouge de Bourgogne le plus
féminin. Certains terroirs nuancent ce portrait de façon plus
corsée et vigoureuse, mais il est vrai qu'il laisse sur la Côte de
Beaune comme une trace de rouge à lèvres, l'empreinte d'un baiser
Rubis vif, grenat clair, ses arômes chantent la violette, la
groseille, la cerise et avec l'âge les épices, le gibier et le
pruneau cuit. Sa concentration, sa complexité s'expriment de façon
délicate et nuancée. À la franchise du goût, s'ajoute une précocité
qui lui permet de s'ouvrir assez tôt. Frais à l'attaque, chaleureux
en finale, on croit mordre dans le fruit et respirer sa
chair.
Conseils
du sommelier
"Rouge :
sa féminité veloutée va de pair avec une grande intensité
aromatique, ce qui le prédispose aux plats sophistiqués à base de
volailles patiemment rôties ou laquées. Elles se laisseront
submerger par ses arômes fruités et épicés. Mieux encore, notamment
en premier cru, c'est au gibier à plumes qu'il s'intéresse,
simplement rôti, ou alors en civet, lentement braisé. Dans ce cas,
l'opulence et la texture charnue de ce grand vin feront des
prouesses. Son intensité lui permet de se marier aux fromages aux
saveurs affirmées. Température de service : 14 à 16
°C."
Situation
"Haut perché sur la Côte de
Beaune, étroit et pentu pour laisser toutes ses aises à la vigne,
Volnay est adossé à la petite montagne du Chaignot, dessinant un
léger coude dans l'orientation générale des versants : du levant au
sud-est. Ce vignoble est mis en valeur depuis des siècles. Les
chevaliers de Malte, les abbayes Saint-Andoche d'Autun et de
Maizières, le domaine ducal puis royal l'ont vendangé bien avant la
Révolution. Sa typicité s'affirme dès le XVIIIème siècle. Rouge et
issue du pinot noir, cette appellation d'origine contrôlée
instituée en 1937 s'accompagne du Volnay-Santenots produit sur
Meursault (limitrophe et en continuité de terroir comme terre à
pinot noir)."
Terroirs
"Le calcaire néolithique peut
être comparé au porphyre du Morvan. Rose, renfermant des grains
d'un beau vert pâle, il supporte des bancs schisteux. En haut du
coteau, un terrain très calcaire. Puis un calcaire blanc argovien
en descendant la pente, léger et d'aspect crayeux. Plus bas, le
calcaire bathonien est caillouteux, ferrugineux, rougeâtre. Le
piémont est fait de sols plus profonds et graveleux. L'altitude :
entre 230 et 280 mètres."
Couleurs
et cèpages
"Vins
rouges exclusivement, cépage pinot noir. Toutefois, les vins blancs
(chardonnay) provenant du climat Santenots (commune de Meursault)
bénéficient, selon les parcelles, de l'appellation MEURSAULT
PREMIER CRU ou MEURSAULT-SANTENOTS ou de l'appellation
MEURSAULT."
LES ARPENTEURS DU MONDE - Livres

Broché: 298 pages
Editeur : Actes Sud (2 janvier 2007)
Collection : Lettres allemandes
Langue : Français
ISBN-10: 274276545X
ISBN-13: 978-2742765454
Présentation
de l'éditeur
L'un est
le grand explorateur Alexander von Humboldt (1769-1859). Il quitte
la vie bourgeoise, se fraye un chemin à travers la forêt vierge,
rencontre des monstres marins et des cannibales, navigue sur
l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des
indigènes, rampe dans des cavités souterraines, gravit des volcans
et il n'aime pas les femmes. L'autre est Carl Friedrich Gauss
(1777-1855), "Prince des Mathématiques" et astronome. Il saute de
son lit de noces pour noter une formule, étudie la probabilité,
découvre la fameuse courbe de répartition en cloche qui porte son
nom, calcule l'orbite de la planète Cérès avec une exactitude
effrayante, et il déteste voyager. Un jour, cependant, Humboldt
réussit à faire venir Gauss à Berlin. Que se passe-t-il lorsque les
orbites de deux grands esprits se rejoignent ? Deux fous de science
- leur vie et leurs délires, leur génie et leurs faiblesses, leur
exercice d'équilibre entre solitude et amour, ridicule et grandeur,
échec et réussite - rendus tangibles grâce à l'humour et
l'intelligence d'un jeune prodige de la littérature
allemande.
Biographie de
l'auteur
Né en
1975 à Munich, Daniel Kehlmann vit à Vienne (Autriche). Après avoir
passé son adolescence à lire Nabokov et Borges, il publie son
premier roman à vingt-deux ans. Depuis, il a étudié la philosophie
et la littérature puis écrit sept livres, dont le roman Moi et
Karninski (Actes Sud, 2004). Lauréat d'une dizaine de récompenses,
dont le prix Candide (2005), il a reçu, en 2006, le prestigieux
prix Kleist. Les Arpenteurs du monde, le plus grand succès
littéraire allemand depuis des décennies, sont en cours de
traduction dans une trentaine de pays.
Avis
du lecteur
Ce roman
décrit les destins parallèles de Humbolt, explorateur, et de Gauss,
mathématicien. L'auteur décrit dans un style plaisant les aventures
respectives de ces célébrités historiques. L'un est un champion de
l'induction et parcourt le monde inlassablement ; l'autre est un
prodige de la déduction et comprend tout plus vite que les autres.
La rencontre entre ces deux visions et ces deux êtres à part
intervient à la fin du roman. Une légère ironie et un humour
discret parcourent le livre, l'auteur profitant de quelques siècles
de distance pour se moquer du XIXe siècle. Mélangeant ainsi
critique sociale, description de deux génies et deux conceptions de
la science, faisant souvent preuve d'une certaine poésie, Les
Arpenteurs du monde est une lecture facile, instructive et assez
intelligente. La traduction semble plus que correcte.
LES SYSTEMES COMPLEXES - Livres

Broché: 219 pages
Editeur : Odile Jacob (19 octobre 2006)
Collection : Sciences
Langue : Français
ISBN-10: 2738118585
ISBN-13: 978-2738118585
Présentation
de l'éditeur
Comment
les oiseaux coordonnent-ils leurs vols au long cours ? Comment nos
milliards de neurones se connectent-ils pour fabriquer notre
personnalité ? Pourquoi des espèces animales restent-elles stables
pendant des millénaires avant de se transformer en un instant ?
Pourquoi l'Union soviétique a-t-elle pu s'effondrer en quelques
mois après avoir dominé l'Europe pendant plus d'un demi-siècle ?
Qu'est-ce qui différencie un système complexe d'un système simple ?
Comment peut-on étudier un système sans le réduire à ses
constituants ? Comment peut-on décrire son fonctionnement s'il est
chaotique ? Dans cette introduction qui fourmille d'exemples, Hervé
Zwirn décrit les mathématiques des systèmes complexes dans la vie
et la société.
Biographie de
l'auteur
Hervé
Zwirn, polytechnicien, est directeur de recherche associé au
laboratoire de mathématiques appliquées de l'Ecole normale
supérieure de Cachan et président de la société de conseil aux
entreprises Eurobios.
Avis
du lecteur
Roman
culturel bourré
LA PORTE DEROBEE - Livres

Broché: 493 pages
Editeur : Robert Laffont (15 mars 2007)
Collection : Best-Sellers
Langue : Français
ISBN-10: 2221106210
ISBN-13: 978-2221106211
Présentation
de l'éditeur
Et si
des pirates informatiques avaient trouvé le virus ultime ? Celui
qui permet de s'introduire par une " porte dérobée " dans tous les
ordinateurs de la planète et d'en prendre le contrôle ? De
commander ainsi à distance les centrales nucléaires, les usines de
médicaments ou les réseaux d'eau potable ? Dan Barett, le fondateur
de Controlware, l'homme d'affaires le plus puissant du monde, est
le seul à connaître le code qui permettrait d'anéantir un tel
virus. Hélas, il meurt, assassiné par les terroristes.
L'ex-compagne de Barett, Emma Shannon sait que son ami a déposé un
double du code à Versailles, près du château, dans sa villa de
Trianon. Mais où exactement ? Pour le trouver, il lui faudra percer
le secret des jardins de Louis XIV. Emma Shannon se lance à la
recherche de la clef informatique, qui lui permettra de sauver le
monde du chaos. Comment arrêter un ennemi virtuel qui se cache
derrière une porte dérobée ?
Biographie de
l'auteur
Christine Kerdellant est directrice adjointe de la
rédaction de L'Express. Eric Meyer est rédacteur en chef adjoint de
Géo. ils ont créé ensemble les mensuels Arts Magazine et
Newbiz.
Avis
du lecteur
Roman
culturel bourré de références à l'Histoire et à l'Art sur fond
(d'en)quêtes amoureuse et technologique. C'est un beau livre
passionnant, enrichissant, qui se lit avec bonheur...
C’est "un très bon thriller avec des références historiques de
qualité, un chemin initiatique sophistiqué, des rebondissements
nombreux et imprévus". Perso, le seul parallèle que je pourrais
faire avec le Da Vinci Code, c'est... que ce livre-là est bien
meilleur ! Pas seulement parce qu'il est mieux écrit, mais
également parce qu'il n'est pas construit sur une pseudo-thèse du
complot bidon et des élucubrations ésotériques mais sur un mystère
historique bien réel. Voilà...
Le MILLE FEUILLE - Recette

Pour 8 à
10 personnes
Préparation : 5 à 6h
Cuisson : 20min
Ingrédients :
-800g de pâte feuilletée maison recette ICI (doubler les
proportions et retirée le chocolat)
-500g de lait
-40g + 40g de sucre
-5 jaunes d’oeufs
-40g de poudre à flan
(impérial)ou maïzena
-du sucre cristal
-1 gousse de vanille
-du sucre glace
-Des pistaches fraîches concassées
-des groseilles
La
veille préparez la pâte feuilletée en respectant bien les temps de
repos au réfrigérateur entre chaque tour. Faite 1 tour simple, puis
un double, un simple et pour finir un double.
Enveloppez votre pâte dans du film alimentaire et laissez reposer
une nuit au frigo.
Vous pouvez bien sûr, utiliser de la pâte prête à l’emploie.
Préparation de la crème ici : Faites bouillir le lait avec la
gousse de vanille fendu en 2, pendant ce temps fouettez les jaunes
d’œufs et le sucre. Quand ce mélange a blanchi, ajoutez la poudre à
flan. Versez dessus le lait chaud et faites épaissir à feu doux.
Versez cette crème dans un saladier et filmer au contact pour
éviter la formation de peau. Laissez refroidir.
Divisez votre pâte feuilletée en 3 parties égales que vous étalerez
en 3 grands rectangles identiques de 3mm d’épaisseur sur un plan de
travail saupoudré de sucre cristal. Placez cette pâte sur une
plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Saupoudrez de
sucre et laissez reposer 30min au frigo.
Préchauffez le four à 180°C (th.6). Faites cuire 15min la pâte,
elle va se développer. Sortez la du four, recouvrez la d’une autre
feuille de papier sulfurisé et écrasez la à l’aide d’une seconde
plaque de cuisson. Retournez la pâte sur cette 2sd plaque et
replacé au four 5 à 10 min.
Laissez refroidir sur une grille.
Taillez les bords pour avoir 3 rectangles identiques. Recouvrez 2
rectangles de crème à l’aide d’une poche à douille, superposez les.
Coupez le 3ème rectangle de pâte en 8 parts, placez les sur la
crème. Cela permet de faciliter la coupe.
Tassez un peu et lissez la crème qui déborde. Saupoudrez de sucre
glace, de pistaches concassées et finissez par les
groseilles.
Placez au frais jusqu’au moment de servir.
Je ne vous conseille pas de préparer ce dessert trop longtemps à
l’avance, si non la pâte feuilletée va se
ramollir.
WEB MALIN

L’agence
de presse NAJA vient de lancer deux journaux sur le WEB sur les
huit prévus.
Le premier parle de développement durable et de nouvelle économie,
le second traite les innovations technologiques. Les articles sont
de bonnes factures et les sites sont dans ce que l’on appelle la
mouvance du journalisme citoyens.
http://www.developpementdurablelejournal.com
- http://www.innovationlejournal.com

Rue 89 est un nouveau site d’information créé par des anciens de
Libérations. Son but, concilier le journalisme professionnel et la
culture WEB, avec les fameux journalistes citoyens, nés avec les
Blogs.
Les fondateurs du site expliquent ainsi le nom du site ;
- La rue, parce qu’elle est synonyme de circulation, de rencontres,
de vie, de terrasses de café.
- 89 évoque la révolution, mais ici celle de l’information.
N’importe qui peut contribuer au site et à l’information (Articles
validés par les journalistes).
http://www.rue89.com
Panier du Jardin - Recette

Ingrédients
:
2
carottes
1 botte de radis
200g de tomates cerise
1/2 choux fleur
500g de fromage blanc 0%
1/2 botte de ciboulette
Du sel et du poivre
Recette
:
1. Dans
un petit saladier, versez le fromage frais. Ajoutez la ciboulette
ciselée. Salez et poivrez selon votre goût.
2. Laissez reposer au frais pendant au moins 1 heure.
3. Epluchez les carottes et découpez-les en petits rectangles de
4-5 cm.
4. Lavez et découpez les radis
5. Lavez les tomates et le choux fleur découpé en morceaux.
6. Servez à l'apéritif les légumes préparés avec leur
sauce.
Conseils
:
Vous
pouvez préparer plusieurs sauces : curry, fromage bleu
...
LA DEGUSTATION DU VIN - Vins
Préparer la Dégustation
L’art de bien déguster n’est pas nouveau, mais il s’est perfectionné avec le temps. On sait aujourd'hui qu'une bonne dégustation nécessite une préparation. La première précaution à prendre est de porter le vin à la température optimale. Celle-ci est voisine de celle du service à table, mais il faudra la prévoir un peu plus élever, notamment pour les blancs, ce qui aura pour effet de mettre en valeur les arômes et de faciliter la recherche d’une éventuelle trace d’acidité volatile.
Il faut aussi préparer l’ordre dans lequel seront présentées les bouteilles. Pour que les dégustateurs puissent en retirer un plaisir optimal, l'idéal est d’assurer une progression en richesse ou en intensité. Mais cela demande, bien sûr, de bien connaître les différents vins et ne met pas toujours à l’abri des surprises. Enfin, il est préférable d’organiser la séance en fin de matinée, moment où les sens sont le plus aiguisés.
Des robes à lire
Toute dégustation commence par l'examen de la robe (la couleur et l’aspect visuels) du vin. Dans ce dessein, il faut prendre le verre par le pied et le porter à la hauteur des yeux en le dirigeant vers une source de lumière, puis le baisser en l'inclinant de 45° en le plaçant devant une surface blanche, une feuille de papier si la couleur du mur ne convient pas. Ainsi, il est possible d'observer la transparence du vin. La robe doit être bien coloré, limpide et brillant. S'il est normal qu'un vin âgé présente un dépôt, c'est généralement un signe de troubles ou de maladie chez les jeunes.
Toutefois, il ne faut pas tirer de conséquences hâtives sans aller plus avant dans la dégustation. Ainsi, pour un blanc, il peut s'agir d'une précipitation tartrique sans danger, résultant d'une limitation volontaire des traitements. La couleur est elle aussi riche d’enseignements, mais, là encore, la prudence s'impose. Une couleur intense peut être dû à un chauffage de la vendange, et le brillant résulter d'une filtration excessive qui se paie d'une perte de richesse ou d’équilibre.
Un Bouquet riche en Surprises
La seconde étape est l’examen des parfums. Pour ce faire, il faudrait en théorie reposer le verre sur la table, le humer, le faire tourner sur lui-même et le porter à son nez. En fait, de nos jours, la plupart des dégustateurs se contentent de le sentir une première fois au repos puis de l’agiter doucement pour permettre aux odeurs de se dégager, Alors ils le hument une seconde fois en respirant plus profondément. Loin d’être, un simple préambule, l'analyse olfactive constitue un temps fort, riche en surprises, le bouquet des vins pouvant être composé à partir de quelque 600 substances, aussi bien d’origine primaire (du raisin, tels les arômes de fruits), fermentaire (comme le beurre) ou bien encore provenant de l' élevage (le bois).
Jeune, un vin exhale des parfums frais et fruités, comme le cassis qu’apporte le cabernet sauvignon ou le litchi marque du gewurztraminer. Si quelque senteur étrange ou désagréable apparaît, il convient de bien distinguer entre celles qui ôteront tout espoir (vinaigre, croupi) et une odeur simplement surprenante, de renfermé ou de goudron. Celle-ci peut être liée à un état passager du vin, et disparaître vite, ou être due à un cépage (syrah pour le goudron).
A la recherche de l'Harmonie
Il ne reste plus qu’à mettre le vin en bouche pour découvrir son goût. Pour ce faire, il faut prendre une gorgée (de 6 à 10 ml) puis la faire tourner dans le palais pour bien en saisir toutes les saveurs. Ensuite, quand c’est possible sans choquer le voisinage, le dégustateur aspire un peu d’air. Enfin, il avale ou recrache le vin, mais la dégustation ne s’arrête pas là, car les arômes vont persister quelque temps (jusqu’à trente secondes pour les très grands vins). Deux saveurs interviennent principalement dans la formation du goût, la sucrée et l’acide. Mais elles se combinent, surtout dans les rouges, avec les sensations tanniques.
Le rapport entre ces différentes composantes dépend du type de vin : au même âge (un ou deux ans), un vin à boire jeune sera léger, fruité et flatteur, tandis qu'un vin de garde pourra être âpre. Une bonne dégustation tendra donc à découvrir non seulement la puissance, l’équilibre et le potentiel d'un vin, mais aussi son harmonie. Essentielle, cette notion devra être privilégié lors de la rédaction, toujours souhaitable, des fiches de dégustation, et elle permettra ainsi d’associer la rigueur au plaisir.
THE CONSTANT GARDENER - Film
Adaptation d’un roman de John Le Carre
Avec Ralph Fiennes, Rachel Weisz

Histoire
Justin Quayle est un diplomate.
Ami des plantes, c’est un jardinier hors pair. Il fait la
connaissance de Tessa, jeune anglaise idéaliste qui veut créer un
monde plus juste où les super-puissances n’ont pas le monopole de
décisions.
Lorsque Justin est muté au Kenya, Tessa s’embarque dans ses
Bagages. Tout semble sourire au jeune couple, amour, bonheur, Bébé
à venir. Justin travaille pour le Haut Commissariat et Tessa se
promène de bidonvilles en petits villages avec Arnold Bluhm, un
jeune médecin, histoire d’apporter un peu de leur aide.
Mais un jour, tout s’effondre. Tessa est retrouvée morte,
probablement abattue par un amant jaloux. Mais
Justin doute. Et si toute ceci n’était pas une histoire de
cœur ?
Et si sa mort cachait autre chose ? Quelque chose de plus
sombre, de plus inquiétant. Et si sa mort était la preuve de son
amour pour lui ? Une quête de la vérité à travers l’Afrique et
l’Europe.
Avis
Si vous
ne l’avez pas encore vu, je n’ai qu’une seule chose à vous
dire : ARRETEZ DE LIRE
CECI ET ALLEZ LE VOIR !!! (enfin, le louer ou l’acheter parce
qu’il n’est plus au cinéma) Encore une fois,
La preuve que l’Afrique est le parent pauvre du monde, le soufre
douleur, on le vide, on le transforme en décharge de la misère, le
tout pour que l’Occident puisse s’enrichir.
Un sujet difficile et polémique : la santé en Afrique. Entre
la prolifération du Sida, les médicaments périmés et inefficaces
qu’on envoie pour se donner ‘‘bonne conscience’’, les dispensaires
rudimentaires, les hôpitaux bondés… Un sujet de fiction, mais qui
cependant reflète bien la réalité. Et si l’Afrique était le plus
grand centre de test pharmaceutique au monde ? Qu’importe leur
mort, il y en aura 100 autres pour les remplacer contre un peu de
nourriture…
Un film cruel et troublant. Un film qui vaut 100 fois le
détour.
Mais ?! vous êtes encore ici ?!! Il est temps d’aller le
voir à présent !
Le VOYAGE D’HECTOR - Livres

Broché:
274 pages
Editeur : Sodis(Folio,L Imaginaire) (29 février 2004)
Collection : Poches
Langue : Français
ISBN-10: 2738113974
ISBN-13: 978-2738113979
Présentation
de l’éditeur
Il était
une fois un jeune psychiatre nommé Hector qui n'était pas très
content de lui : il voyait bien que, malgré sa bonne volonté, il
n'arrivait pas à rendre les gens heureux. Hector décide alors de
partir courir le monde afin de comprendre ce qu'est vraiment le
bonheur.
Pourquoi rêvons-nous souvent d'une vie plus heureuse sans
apprécier la nôtre ? Trouve-t-on le bonheur dans la réussite ou
dans les relations avec les autres ? Dépend-il des circonstances ou
d'une manière de voir les choses ? Après bien des péripéties et des
rencontres inattendues, Hector saura mieux répondre à ces
questions…
Entre voyage initiatique et conte pour grandes personnes, le regard
d'un psy sur nos doutes et notre soif de bonheur.
Biographie
de l’auteur
François
Lelord est psychiatre et psychothérapeute. Il est l'auteur des
Contes d'un psychiatre ordinaire, de Liberté pour les insensés et,
avec Christophe André, de Comment gérer les personnalités
difficiles, de L'Estime de soi et de La Force des
émotions.
ENSEMBLE, C’EST TOUT - Film

Avec : Audrey Tautou, Guillaume Canet,
Laurent Stocker, Françoise Bertin
L’histoire :
Philibert et Franck sont
colocataires.
L’un vend des cartes postales l’autre est cuisinier et s’occupe de
sa grand-mère qu’il aime par-dessus tout : Paulette.
Philibert rencontre par hasard Camille, jeune femme de ménage
anorexique. Philibert, en preux chevalier comme l’impose sa noble
lignée, vole au secours de Camille malade et la ramène chez lui.
C’est la période difficile de la colocation, où on apprend à
s’accepter, à s’apprivoiser à vivre avec les autres, où on apprend
à s’aimer.
Ensemble, c'est tout est l'adaptation cinématographique du roman
homonyme de l'écrivain français Anna Gavalda, publié en 2004. C'est
la première fois qu'une de ses oeuvres est adaptée au cinéma.
Une belle histoire d’amitié, ou d’amour, car même l’amitié n’est en
fait que de l’amour ; entre 4 personnages tous si différents mais
tellement complémentaires. C’est une histoire toute simple, dont le
dénouement coule de source. Une histoire du cinéma français, qui se
finit toujours dans des beaux restaurants avec des gens heureux qui
ont fait leur vie, qui on grandit, qui ont changé. C’est un film
léger, ‘printanier’ comme dirait le Figaro qui ne cherche pas à
faire dans le compliqué. Les personnages sont attachants même si
parfois un peu trop mielleux. La mise en scène est soignée.
Il est vrai que l’histoire est un peu stéréotypée et on voit la
chute arriver gros comme une maison. Ce n’est pas le film de
l’année, il faut l’avouer, mais un bon moment à passer entre amis.
On en sort un sourire au lèvres, regonflé à bloc de bons
sentiments. De quoi redonner le moral et une petite leçon de
vie : comme quoi, on a toujours besoin
d’amis.
CARGO - Livres

Broché:
359 pages
Editeur : Librairie des Champs Elysées (21 février 2007)
Collection : GRANDE DIFF.
Langue : Français
ISBN-10: 2702431755
ISBN-13: 978-2702431757
Présentation
de l'éditeur
Ils sont
là, dans l'ombre. Ils le guettent. Ils attendent le moment propice
pour frapper. On les surnomme les Velociraptor. Ils chassent
toujours à deux, comme les prédateurs préhistoriques. Leur cible
s'appelle Yannis. C'est un hacker. Le plus doué de sa génération.
Capable de pirater les systèmes informatiques les mieux protégés.
Par miracle, il échappe aux tueurs. En pleine nuit, Yannis, traqué,
s'enfuit avec Fumi, sa petite amie japonaise. Ils quittent la
France sur un porte-conteneurs. Le voyage s'annonce périlleux. À
bord du cargo, la mort rôde. Et d'inquiétantes silhouettes
arpentent les docks de Malte, dernière escale du navire avant
l'Orient. Cette course folle mènera Yannis jusqu'au Japon. Face à
lui, Mahana, gourou dément qui veut ramener le monde moderne deux
siècles en arrière. Entre les deux hommes, une lutte à mort
s'engage...
Biographie de
l'auteur
C'est
lors d'un voyage en cargo que Charles Haquet a imaginé cette
intrigue policière qui se lit comme un roman d'aventures.
Journaliste, il est également l'auteur, aux éditions du Masque,
d'une " trilogie japonaise " qui se déroule dans le Japon
Meiji.
LA MEMOIRE - EUROPE
par Klaus SCHUMANN (Président LIONS METROPOLE EUROPE 2006/2007)
Les 30 ans de Strasbourg-Métropole-Europe étaient l’occasion de rappeler le caractère transfrontalier et européen de notre Club, sa mission d’origine de renforcer les liens humains entre les deux rives du Rhin ; d’être une passerelle pour des idées et des initiatives communes.
En trois conférences, nous avons évoqué la contribution importante de la coopération transfrontalière à la construction et l’intégration européennes, ici sur le Rhin comme ailleurs en Europe, y inclus en Europe centrale et orientale.
Pour évoquer, à côté de la force pragmatique des coopérations économique, culturelle, scientifique ainsi que dans les domaines juridiques, de la sécurité et de l’environnement, également l’élément psychologique et politique indispensable à une véritable réconciliation et coopération dans la confiance , j’ai proposé « le rôle de la mémoire » comme thème pour ce soir. Elle est composante de l’Histoire, de l’histoire vécue, de l’histoire décrite, de l’histoire interprétée, de l’histoire manipulée….
La mémoire du passé est constamment présente dans notre vie de tous les jours tant à travers des événements politiques que culturels.
Les quelques exemples des derniers mois et semaines en sont l’illustration :
Le rectorat de l’Université de Strasbourg organise régulièrement des « Café histoire » (au Snack Michel) permettant des rencontres entre des universitaires et un public intéressé :
• en février le Prof. Alfred Wahl présentait sa plus récente publication sur « La seconde histoire du nazisme dans la RFA depuis 1945 »
• en mars (dans dix jours) un Professeur parisien présentera le sujet du « colonialisme »
Quant à cette dernière problématique, le mensuel « L’Histoire » consacre son numéro du mois de mars à « Colonisation - Les massacres oubliés ». Quand le Président Chirac accueillait le 16 février dernier le 24è Sommet France-Afrique, la presse titrait : « Le crépuscule de la ‘FRANCAFRIQUE’ ». Le dernier Festival de Cannes avait fait un triomphe au film « Indigènes » célébrant le comportement héroïque des tirailleurs africains lors de la Seconde Guerre Mondiale.
Mais pour revenir à l’avenir de l’Europe, celui-ci reste toujours tributaire de la mémoire de son passé :
• depuis l’automne 2006 l’histoire-roman de l’ascension d’un jeune SS « Les Bienveillantes » de Jonathan Little bat tous les records de vente en librairie ;
• le 18 janvier dernier le Président de la République rendait hommage au Panthéon aux Justes de France ayant sauvé les Juifs de la déportation ;
• quelques jours plus tard c’était la mort de Maurice Papon qui rappelait le rôle ambigu du régime de Vichy à cet égard ;
• par ailleurs, Alfred Wahl, dans son étude, rappelle les dizaines de milliers de « Papon » qui ont survécu administrativement et politiquement en Allemagne après 1945 et ce jusqu’à nos jours ;
• le « coming-out » de Günter Grass, en été dernier, a démontré que « 60 ans après » la mémoire reste vivante et controversée ;
• il y a aussi, par exemple, l’attitude des actuels dirigeants politiques de la Pologne ; elle semble être irrationnelle et marquée par un nationalisme ombrageux. Oubliée l’image forte d’un Willy Brandt agenouillé devant la plaque commémorative du Ghetto de Varsovie en 1970 . Le projet d’un gazoduc russe-allemand sous la Baltique est carrément assimilé à un nouveau pacte germano-soviétique, comme il a été signé par Ribbentrop et Molotov en 1939 ;
• fin février la Russie protestait vivement contre le projet d’enlèvement à Tallinn, la capitale de l’Estonie, d’un monument dédié aux soldats soviétiques ayant libérés l’Estonie du nazisme. Par contre, pour nombre d’Estoniens ce monument est un vestige inacceptable de l’annexion de leur pays par l’URSS ;
• également en février sortait en librairie les « Carnets de guerre – De Moscou à Berlin 1941 – 1945 » de Vassili Grossman, auteur russe décédé en 1964. Il décrit le quotidien de la « grande guerre patriotique » et du régime stalinien. Quand, de son vivant, le manuscrit fut transmit aux échelons supérieurs du Parti, Mikhaïl Souslov, chef-idéologue du PCUS, lui annonça que son roman ne pouvait pas être publié avant deux ou trois cents ans.
Je reviendrai évidemment sur le rôle de la mémoire du nazisme et du communisme/stalinisme dans le contexte de la construction européenne.
Juste encore quelques exemples de l’actualité qui montrent que la mémoire reste un fardeau pour le quotidien européen :
• l’Espagne est encore malade de son passé ; après une transition
démocratique non-violente à la fin des années 1970, les stigmates du franquisme marquent encore aujourd’hui la société espagnole;
• le 26 février dernier, l’arrêt de la Cour Internationale de Justice qualifie de génocide le massacre de 8 000 musulmans à Srebrenica en 1995, mais écarte le fait que la Serbie ait commis de génocide en Bosnie durant la guerre 1992-1995. Le Général Mladic, bourreau de Srebrenica et accusé de crime contre l’humanité, peut toujours compter sur une très large complicité publique. Par ailleurs, avec la continuation de la controverse quant au statut futur du Kosovo, une grande partie des peuples sur le territoire de l’ex-Yougoslavie restent toujours, et malgré la perspective européenne, des prisonniers de leur mémoire ;
• l’assassinat le 19 janvier dernier d’un journaliste turco-arménien, Hrant Dink, par un fanatique téléguidé, nous rappelle la problématique de la mémoire et du pardon liée aux massacres subis par le peuple arménien au début du XXème siècle. Pour l’Arménie c’est un génocide et elle demande condamnation, pardon et repentance. Pour la Turquie, il y a eu des souffrances incontestables, mais dont la responsabilité incombe à un régime du passé. Elle demande un travail commun de mémoire des historiens des deux pays.
Si, malgré tout, les Européens semblent avoir fait le bon usage de la mémoire de leur passé néfaste, ceci n’est pas encore le cas pour d’autres parties du monde :
• dans la région Asie-Pacifique, le Japon est toujours critiqué par la Chine et les autres peuples de ne pas avoir fait son travail de mémoire et de maintenir la vision officielle d’une mémoire sélective, voir d’une amnésie générale, quant à la présentation de l’expansionisme japonais en Asie dans les années 1930 et 1940. Le sanctuaire Yasukumi à Tokyo, où sont vénérés les criminels de guerre condamnés à l’issu de la Seconde Guerre Mondiale ainsi que ceux qui ont mené les opérations coloniales, jouit toujours d’une reconnaissance officielle. C’est seulement au courant des années 1990, et sur des initiatives locales, que quelques musés de commémoration ont été créés qui remettent en cause la représentation officielle de l’histoire en montrant un Japon également agresseur et responsable de souffrances immenses infligées aux autres peuples de la région ;
• pour les Etats-Unis les effets des bombes sur Hiroshima et Nagasaki relevaient, jusqu’au début des années 1950, du secret militaire et l’on ignorait ce qu’enduraient les survivants irradiés. Depuis, un travail de mémoire a été fait qui trouve également son expression dans deux films récents et remarquables de l’acteur et réalisateur, Clint Eastwood. Après « Mémoire de nos pères », un film qui décrit du côté américain la bataille sanglante d’Iwo Jima en transmettant le souvenir par la création d’une mythologie à travers la photo célèbre du groupe de marines plantant le drapeau américain sur cet îlot rocailleux du Pacifique. Actuellement vient de sortir son deuxième film « Lettres d’Iwo Jima » racontant la « même histoire », mais adoptant la vision et le vécu des Japonais ;
Je m’arrête ici avec mes références au travail de mémoire en dehors de l’Europe qui sont loin d’être complètes…. si nous pensons aux Khmers rouges… ou au génocide ruandais…., mais également à l’exemple remarquable de l’Afrique du Sud avec sa « Truth Commission »…..
Pour ce qui est de l’Europe, nous constatons que la mémoire de son passé récent a provoqué un choc salutaire :
Le cri d’après-guerre « PLUS JAMAIS CA », c’était le souvenir de deux horribles guerres à dimension mondiale avec des dizaines et des dizaines de millions de morts, en grande majorité des civils. C’était la mémoire de régimes autoritaires et totalitaires, dont celui du nazisme allant jusqu’au génocide délibéré d’un peuple, l’extermination industrielle et bureaucratique des Juifs d’Europe….l’organisation de l’horreur sans précédent.
La dignité humaine a été bafouée à travers l’ensemble de l’Europe.
Cette mémoire du passé était suffisamment récente et forte pour générer un réveil, pour générer la rupture avec une histoire qui semblait se répéter éternellement à travers des conflits et des guerres sanglants. Après le cataclysme de la Seconde Guerre Mondiale surgissait une volonté de rupture avec des clichés et stéréotypes récurrents diabolisant l’autre, le voisin, l’ennemi éternel.
Cette rupture était seulement possible grâce à l’exercice de la mémoire, y inclus la volonté de faire le procès des auteurs des horreurs du passé.
La mémoire, c’est le rappel du vécu, c’est l’image qui reste incrustée dans la tête, l’image qui peut devenir cauchemar. La mémoire c’est le témoignage oral, c’est le récit écrit, c’est l’image qui devient tableau ou pierre sculptée… Cette multitude de mémoires individuelles ou collectives deviennent partie intégrante de l’histoire dans son ensemble reconstituée par les scientifiques.
La mémoire c’est le lieu du souvenir, le champ de bataille, le champ de ruines, le camp ; c’est le musé de commémoration , c’est la date ou le monument à la gloire d’une victoire ou la date ou le monument au souvenir d’une défaite…
La mémoire, dans sa forme écrite ou bâtie peut inciter à prendre conscience, à tirer des enseignements ; elle peut ainsi mener à la repentance/ Reue. Mais elle peut également inciter à l’aveuglement nationaliste et revanchiste.
C’est pourquoi, la mémoire est un élément décisif pour l’Europe, son passé, son présent et son avenir.
Le choix de l’après-guerre était clair : « PLUS JAMAIS CA ». Ainsi la mémoire est devenue symbole de réconciliation et le moteur de la coopération et de l’intégration européennes.
La terre d’Alsace en est riche en symboles : les champs de batailles de l’Alsace du Nord, le Hartmannsweilerkopf dans les Vosges, la Ligne Maginot, le Camp du Struthof, le Mémorial de Schirmeck…. témoignent des trois guerres du passé et de leurs horribles conséquences.
L’Europe dans une grande partie, à savoir l’Europe occidentale, a vécu pendant les 60 dernières années un moment extraordinaire et sans précédent de son histoire ; une période de paix, une stabilité politique, économique et sociale relative.
C’est en 1989/90 avec la chute du Mur, et avec lui, du « communisme triomphant » en Europe centrale et orientale, que pour l’ensemble du continent et de ses populations s’est réalisée cette perspective d’une véritable coexistence pacifique, d’une construction et intégration européennes.
Cette image globale n’est évidemment et malheureusement pas toute la vérité, pas toute la réalité.
Nous nous souvenons tous des guerres, drames et horreurs intervenus sur le territoire de l’ex-Yougoslavie entre 1991 et 1999. Ce n’était guère par naïveté, mais surtout par ignorance et négligence que nous sommes tombés des nues quand le drame est arrivé. Nous nous sommes trop facilement accrochés à la soit-disante infaillibilité de notre « credo » de 1945 : une telle chose ne peut plus jamais arriver en Europe.
En effet, le MAUVAIS USAGE DE LA MEMOIRE était pour beaucoup dans le déclenchement de la tragédie yougoslave.
Malheureusement il existe encore de multiples foyers de tensions et de conflits potentiels, en particulier sur le territoire de l’ex-Union Soviétique, tels que la Transnistrie, l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud, le Haut-Karabakh, la Tchétchénie…. Il s’agit de situations que l’on maintient ou que l’on laisse pourrir pour des raisons de géopolitique, de pouvoir, d’influence, voire de trafic mafieux….
Je ne peux non plus pas oublier Chypre : île divisée ; une situation européenne inacceptable et lourdement chargée par le poids de la mémoire et de sa lecture.
La mémoire, et surtout, la gestion de la mémoire, était, est, et sera un facteur décisif pour l’Europe et son avenir.
Nous, les différentes communautés, les peuples, les nations, pouvons être hantés par la mémoire. Mais nous pouvons également être libérés d’une histoire qui ne semble être qu’une éternelle répétition . Ceci demande un exercice ouvert et honnête de mémoire. Ceci demande la volonté d’entamer un avenir commun, sur des bases de confiance, de respect mutuel et de convictions et valeurs partagées.
La « success-story » de la construction européenne est certainement la preuve qu’il ne s’agit pas d’une utopie.
Si l’Europe est devenue un peu le « continent de la mémoire », le bon exemple , le modèle pour d’autres régions du monde, c’est, en effet, grâce au BON USAGE DE LA MEMOIRE ; c’est grâce à la détermination d’un nombre d’hommes d’Etat de défier une histoire qui se répète, de s’engager sur le chemin de la réconciliation, de la reconstruction, et de la mise en route d’une nouvelle Europe, basée sur des valeurs et principes reconnus et respectés en commun, basée sur des institutions d’une démocratie pluraliste.
N’oublions pas que le choix de Strasbourg en 1949 comme siège de la première institution politique européenne, le Conseil de l’Europe, était un choix délibéré. Strasbourg, une ville sur la frontière ; une frontière et une ville combattues durant des siècles. Elle avait vocation de devenir le symbole de la réconciliation franco-allemande et ainsi de la construction européenne sur des bases nouvelles.
Réconciliation et confiance mutuelle n’étaient possible qu’à condition de mettre le passé à plat, en stigmatisant sans ambiguïté les horreurs des guerres et des régimes destructeurs de la dignité humaine :
• avec le Procès de Nuremberg, la communauté internationale instaurait pour la première fois une juridiction internationale, reconnaissant les crimes de guerre comme crimes contre l’humanité ;
• la mémoire de l’Holocauste, avec la lutte contre l’antisémitisme et contre la résurgence de régimes fascistes sont devenus des éléments fondateurs de la nouvelle Europe ;
• le 27 janvier, jour de la libération d’Auschwitz, est devenu journée de la mémoire en Europe ;
• une telle position commune est indispensable si l’on pense aux « faussaires de l’Histoire » qui ne rendent pas les armes, comme l’a démontré le « sommet négationniste » organisé en décembre 2006 à Téhéran ;
• le 8 mai 1945, fin de la guerre, est devenu la journée de la Libération de l’Europe. Toutefois, ce n’est que le 8 mai 1985, que le Président von Weizäcker a qualifié cette journée comme celle de la Libération, de la libération du régime inhumain de la dictature nationale-socialiste. Ce discours mémorable était une étape décisive dans la « Vergangenheitsbewältigung »…. Ses prédécesseurs y voyait plutôt la journée de la défaite, ou la journée de la catastrophe allemande… Von Weizäcker plaçait définitivement au centre de la culture politique allemande le problème du souvenir.
Pour l’Europe occidentale nous nous réjouissons de l’existence d’une mémoire de la guerre et des enseignements qui en ont été tirés. La conséquence en était le choix d’une gouvernance démocratique, de valeurs et principes communs, d’une construction européenne en tant que forme de système de sécurité institutionnalisé.
L’Europe centrale et orientale, par contre, a connu la libération du nazisme, certes, mais en même temps elle a subit l’annexion par le communisme et l’Union Soviétique. A la place de la libération et de l’intégration démocratique à l’Ouest, nous trouvons à l’Est « le plombage historique » imposé par les accords de Yalta et ainsi la soumission non-démocratique à un système totalitaire.
Ce système a créé la mémoire des déportations, des goulags, des purges et assassinats politiques, de la répression sanglante militaire de Budapest en 1956 et de Prague en 1968.
La mémoire de ces peuples a été également marquée par la connivence des deux totalitarismes. Le pacte Ribbentrop-Molotov de l’année 1939, le partage d’influence entre les Grands, faisait, avant même l’invasion des troupes hitlériennes, des Polonais, des Ukrainiens et des Biélorusses des victimes du « nettoyage » par le régime stalinien. Les charniers de Katyn (avec des milliers d’officiers polonais) et de Kouropaty en Biélorussie (avec des milliers d’ »ennemis du peuple »
Le véritable exercice de mémoire à l’Est est toujours laissé en friche.
Le fameux rapport de Khrouchtchev sur les crimes de Staline, présenté lors du XXè Congrès du PCUS en 1956, ne pouvait être qu’une manoeuvre des héritiers, mais sans lendemain, comme il a été démontré seulement quelques semaines plus tard par l’écrasement dans le sang de la surrection de Budapest par l’armée soviétique.
L’écroulement de l’Union Soviétique et des régimes communistes a certainement libéré des voix et des écrits sur le passé, tel que « Le livre noir du communisme » en 1997, établit par des chercheurs à l’Ouest et traduit en russe.
Mais suivant la mentalité post-soviétique et l’attitude officielle de la Russie, le sentiment de faute au sens communément admis, n’est ni pratiqué ni encouragé. En effet, renier sa propre histoire libère de toute nécessité de repentir.
Ceci nous amène aujourd’hui à une « MEMOIRE DIVISEE DE L’EUROPE »
Quand les 8 et 9 mai sont commémorés par les pays de l’Europe occidentale et la Russie comme les journées de la Libération, certains pays en Europe centrale et orientale (et les pays baltes en particulier) parlent d’ « annexion », et d’autres le pensent. Pour eux, deux totalitarismes se sont passé le relais. Pour l’individu, peu importe de savoir de quel système il était victime : de la « dictature brune » ou de la « dictature rouge ». Mais sur le plan analytique, la différence reste, elle doit donc se traduire dans les rituels de la mémoire.
Il faut partager la mémoire. Le succès de l’élargissement de l’Europe depuis 1989 dépend également de la capacité de partager et d’unir les mémoires. La mémoire collective de l’Europe est devenue aussi multiple que le sont ses nations et ses cultures. La mémoire de l’Holocauste, le combat commun du racisme et de l’antisémitisme, ainsi que la défense des valeurs de la démocratie et des principes des droits de l’homme sont devenus un élément unificateur en Europe occidentale. Même s’il s’agit, dès à présent, d’une mémoire qui est aussi partagée avec l’Europe centrale et orientale, elle ne peut pas s’arrêter là. Les conséquences de l’occupation soviétique, ainsi que la contribution de chaque pays « satellite » à la dictature communiste, avec toutes ses conséquences, avec les pratiques de l’élimination des « ennemis de classe » ou des « ennemis du peuple ». Tout ça reste la « MEMOIRE BRULANTE » pour l’Europe centrale et orientale. Il y a dix jours, le meilleur film étranger récompensé par un Oscar à Hollywood, était « Das Leben der anderen »/ »La vie des autres », document mouvant sur le rôle « orwellien » de la STASI.
Si l’on veut développer une identité politique au sein de la société européenne, il faut accorder autant d’importance à la reconnaissance et à la discussion des MEMOIRES CONTROVERSEES.
Il faut chercher une voie européenne qui permette de débattre des dissensions et des questions ouvertes sur l’Histoire, et en tirer ainsi des enseignements pour le présent et la consolidation de la démocratie sur l’ensemble du continent européen.
Il est, par exemple, évident que seule une approche européenne permettra de traiter d’une manière objective la problématique des expulsions forcées, pour éviter un nouveau ressentiment anti-allemand, tout particulièrement chez les voisins polonais et tchèques. La saga télévisée hier et ce soir sur la première chaine allemande « Die Flucht »/ »La Fuite », fait revivre cette problématique. Il faut éviter que les émotions et la personnalisation du sujet deviennent les seuls témoins et références de l’histoire.
L’exemple classique du « mauvais usage » de la mémoire a trouvé sa triste démonstration sur le territoire de l’ex-Yougoslavie :
Une mémoire morbide, fondée sur un culte obsessionnel de la défaite, c’est-à-dire la défaite de la bataille du Kosovo(du champ des merles)/ die Schlacht auf dem Amselfeld, le 28 juin 1389, contre les « musulmans ». Elle a pu servir de point de ralliement à la mémoire blessée des Serbes jusqu’à nos jours. Il s’agit de l’utilisation d’une tradition de revanche, fondée sur l’existence d’une mémoire qui ne passe pas, et que l’on entretient artificiellement comme une arme de guerre au service du nationalisme.
Il s’est également ajouté le phénomène de l’utilisation cynique par des dirigeants peu scrupuleux du nationalisme comme un moyen de garder le pouvoir. Si le régime de Tito avait essayé de faire oublier le souvenir des atrocités entre les « Tchetniks » serbes et les « Oustachis » croates pendant et après la Seconde Guerre Mondiale, les Présidents Milosevic et Tudjman n’ont pas hésité à faire revivre cette mémoire qui blessait, qui fâchait et qui divisait …. Les différents conflits et guerres qui s’en suivaient en ex-Yougoslavie ont fait 200 000 morts.
L’absence d’une culture démocratique dans cette partie de l’Europe a facilité ce jeu irresponsable avec l’Histoire, cette ré-ouverture brutale de cicatrices pas encore fermées.
EN CONCLUSION : C’est un fait que l’Europe a accompli un travail sur la mémoire dont le bilan est plus que globalement positif. Ceci constitue une forme de protection incontestable. En Europe occidentale il y avait une volonté politique de travailler le passé, en vue d’un ordre meilleur, d’un avenir plus humain, d’un avenir plus démocratique.
La volonté d’INTEGRER LA MEMOIRE pour transcender l’histoire se retrouve bien dans le constat fait par l’ancien Chancelier Gerhard Schröder : « Le souvenir d’Auschwitz est une part de notre identité » ; et Gerhard Schröder appartient déjà à la génération qui peut réclamer la « grâce de la naissance tardive »/ »Gnade der späten Geburt » (selon une expression de son prédécesseur Helmut Kohl).
L’autre constat que les Etats-nations européens sont réconciliés entre eux, se justifie certainement pour la partie occidentale du continent. Mais aujourd’hui, dans la Grande Europe unie, celle des 27 au sein de l’Union Européenne ou celle des 46 du Conseil de l’Europe, il est important de surmonter la mémoire divisée du continent. Il faut réussir à consolider la réconciliation et l’intégration complète des nouvelles démocraties dans le projet européen. Il faut lancer un véritable travail de mémoire chez ceux qui estiment que renier sa propre histoire libère de toute nécessité de repentir. Il n’y a personne qui mette en question l’énorme sacrifice des dizaines et dizaines de millions de morts parmi la population civile et parmi les soldats de l’Union Soviétique dans la résistance et la bataille contre le « fascisme ». Toutefois, ceci ne peut pas exonérer l’URSS et son Etat successeur des actes commis par le régime soviétique à l’intérieur du pays, comme à l’égard des peuples et pays « satellites ».
L’avenir d’une grande Europe, d’une Europe unie, va être tributaire de ce travail de mémoire inachevée. Ceci reste une tâche commune. Seulement une MEMOIRE EUROPEENNE facilitera l’intégration des mémoires des « autres » à sa propre mémoire.
La prise en compte des différentes mémoires permet aux historiens de préciser le déroulement, les origines des faits. ls peuvent mesurer leur portée et établir les bilans.
Présenter l’ensemble de l’histoire ce n’est pas juger, c’est comprendre et faire comprendre. C’est aider les citoyens à construire leur devenir.
CELUI QUI IGNORE SON PASSE, NE PEUT NI COMPRENDRE SON PRESENT, NI BATIR SON AVENIR.
PLACE BEAUVAU - Livres
de Jean-Michel Décugis (Auteur), Christophe Labbé (Auteur), Olivia Recasens (Auteur

Présentation de
l'éditeur
Sarkozy
et Villepin l'ont compris, et avant eux Mitterrand et Chirac :
tenir la Place Beauvau, c'est tenir la police, les RG, la DST et
les préfets, bref une machine de guerre et une mine d'informations
compromettantes. La Place Beauvau, lieu de tous les secrets de la
République, est le point de passage obligé pour tout présidentiable
qui se respecte. Comment Sarkozy est-il devenu le héros des
policiers ? Comment le ministère manipule-t-il les journalistes? La
guerre des polices existe-t-elle encore ? A qui profite l'argent
secret du ministère ? Quelle est l'influence de la franc-maçonnerie
? Pour qui roulent les syndicats de police ? Comment les RG
quadrillent-ils notre territoire ?
Fuites organisées, dessous-de-table, coups tordus et vengeances
personnelles... Pour la première fois, trois journalistes
d'investigation osent s'attaquer à la forteresse de
l'Intérieur.
Dans le plus grand secret, ils ont mené pendant près de deux ans
des centaines d'entretiens, exploré les coulisses des commissariats
et des services les plus stratégiques du ministère, eu accès à des
documents confidentiels. Une enquête
unique.
Biographie
de l'auteur
De
Olivia Recasens, Jean-Michel Décugis et Christophe Labbé sont
journalistes d'investigation au Point.
Avis
personnel
Il est
clair que les auteurs, tous 3 journalistes d’investigation au
journal Le Point, ont fait une enquête de fond réellement
impressionnante sur l’état de la police française.
Grandeurs et servitudes, ses rapports au pouvoir politique, son
syndicalisme, ses combines et autres passe-droits.
Mais une fois de plus, dans un ouvrage réalisé par des
journalistes, je ne peux que constater la dérive suivante : travail
d’investigation certes mais travail visant à générer le scandale et
le sensationnel. On aurait préféré un ouvrage de fond pointant sans
concession certes les points faibles du système policier français
mais aussi mettant en valeur ses points forts et les lignes
d’action permettant de l’améliorer ainsi qu’un comparatif avec les
autres systèmes occidentaux.
Cet ouvrage-là reste à écrire.
Pour ce qui est de celui-ci, il reste intéressant même s’il tire
trop sur « les cars de police ».
QUAND LE CAPITALISME PERD LA TETE - Livres
Editeur : LGF (14 septembre 2005)
Collection : Le livre de poche
Langue : Français
ISBN-10: 2253109312
ISBN-13: 978-2253109310

Présentation de
l'éditeur
"Dans ce
nouvel ouvrage tout aussi polémique que le précédent, Joseph E.
Stiglitz analyse les travers des politiques économiques
occidentales des années 1990 à aujourd'hui, démolissant les divers
mythes qui ont assuré le "triomphe" (largement surévalué
du capitalisme américain : la main
invisible, l'obsession de la réduction des déficits, l'impact
positif des guerres…
À travers une démonstration brillante nourrie de multiples faits,
témoignages et expériences, s'appuyant toujours sur les mécanismes
très concrets de l'économie, Joseph Stiglitz fait ici le procès du
libéralisme sans limites."
Avis
personnel
Stiglitz
est un ancien conseiller de Bill Clinton, il est aussi prix Nobel
d’économies. Dans ce livre, il retrace sa vision des problèmes
économiques auxquels le monde actuel et confronté. Il questionne
particulièrement les contradictions du libéralisme déraisonnable
(notamment la surinterprétation d'Adam Smith sur l'intérêt
individuel comme chemin unique vers l'intérêt collectif)
Dans une démarche complète et avec des exemples, il propose une
vision plus réaliste et plus humaine que celle qui gouverne
actuellement l'économie mondiale. Non seulement pour des raisons
d'humanité mais surtout car il démontre brillamment que
l'individualisme outrancier des individus ou des nations implique
des crises financières formidables dont le scandale Enron ne serait
qu'un prélude.
Calendrier LEO
Que pensez vous du site?
Les PERNAND-VERGLESSES - Vins
Il voisine, au nord de la Côte de Beaune avec Aloxe-Corton et Savigny-les-Beaune. De part et d’autre d’une combe, son vignoble est réparti sous des expositions Est, Sud et Ouest.
Altitude comprise entre 260 et 380 m.
Commune de plus de 500 ha dont 180 ha de vignoble. Le vignoble est Réparti sur 3 collines avec des expositions et altitudes différentes. Moyenne 300 m d’altitude. Production d’ 1/3 de vins blancs et 2/3 de vins rouges. Les vins rouges sont issus du Pinot noir, et les blancs du Chardonnay. L’aligoté est le cépage produisant l’AOC Bourgogne Aligoté.
Les vins blancs sont secs, vifs, assez légers. Nez fin de fruits frais (pomme), légèrement épicé : ils ajoutent des traces de miel et d’ambre lorsqu’ils ont mûri. Les vins rouges sont assez secs et tanniques. Leur fermeté s’estompe peu avec l’âge. Leurs arômes sont frais (cassis, groseille), animaux (musc) et puissants. Corton rouge et Corton-Charlemagne relèvent des très grands arômes des grands Bourgognes : cassis, truffe, cerise, cuir, pour le premier ; cannelle, noix, poivre, ambre, pour le second.
Les Pernand blancs conviennent bien aux entrées chaudes, poissons grillés ou au four. Les rouges accompagnent les viandes rouges grillées ou rôties, les volailles. Les Corton rehaussent les grands plateaux de fromages.
Les vins blancs, entre 3 et 10 ans, sont dans leur meilleure période. Les vins rouges peuvent être servis à 5 ans. Ils tiendront aisément jusqu’à 8 ans en années normales, et au moins 15 ans en grandes années. Les 2 grands Crus, Corton rouge et Corton-Charlemagne, exigent quelques années supplémentaires pour révéler toutes leurs qualités.
Les verres classiques (ballon et tulipe) à bords fins sont recommandés pour mettre en valeur la robe et les arômes de ces grands vins. Verser peu à la fois pour aérer le vin en le tournant en verre. Sont conseillés :
pour les vins blancs : entre 12 et 14° C
pour les vins rouges : proche de 15° C.
CHARANGO - Musique
Date de sortie d'origine: 13 octobre 2006
Nombre de disques: 1
ASIN : B000H8RZ12

En dehors du joueur de tennis que je n'aimais pas particulièrement, je trouve que Yannick Noah a vraiment trouvé ce qui lui convenait, c’est-à-dire chanter pour nous parler du monde, d'écologie bref de notre terre qui bat un peu de l'aile. Il trouve les mots justes avec les musiques qui s'accordent. C'est à la fois doux et rythmé, bref moi j'aime beaucoup ce style qui lui va si bien et qui me fait enfin apprécier le personnage. À écouter sans relâche!!
JACQUOU LE CROQUANT - Film

1815.
Jacquou, jeune paysan du Périgord, vit heureux avec ses
parents.
Par la faute d'un noble cruel et arrogant, le comte de Nansac, il
devient orphelin et misérable.
Jurant de se venger, Jacquou va grandir et s'épanouir sous la
protection du bon curé Bonal qui le recueille. Grâce à des amis
sûrs et à Lina, une jeune fille patiente et lumineuse, il deviendra
en quelques années un jeune homme déterminé et séduisant.
Il saura transformer son désir de vengeance en un combat contre
l'injustice, et prouver qu'un simple croquant n'est pas dénué de
grandeur.
Je n’ai qu’un conseil : Aller le voir ! Il relève
exactement de ce que je dis dans l'édito du Compte-rendu 11 janvier
2007.
ATTENTAT - Livres
Poche : 152 pages
Editeur : LGF – Livre de Poche
(7 novembre 2001)

L’histoire :
Epihane
Otos n’est pas ce qu’on peut appeler un canon de beauté. Bien au
contraire, il est, comme il aime se définir, l’homme le plus laid
du monde. Alors quand il devient une icône de la mode, c’est le
monde à l’envers. Adulé pour son aspect repoussant, convoité pour
sa célébrité,
il devient vite le mannequin incontournable du monde de la Mode. La
beauté est surfaite, c’est le culte de l’horreur. Malgré sa
célébrité soudaine, Epiphane et son esprit brillant et éclairée
analyse avec justesse le monde dans lequel il est immergé. Face à
lui Ethel, brillante comédienne et Vénus de la beauté, d’un
caractère peu compliqué et qui tisse avec Epiphane, une amitié
profonde et réelle qui va bien au delà des apparences. Mais
Epiphane est amoureux. Amoureux de la belle Ethel. Amoureux à s’en
rendre malade, repoussant toutes les ingénues qui s’approchent de
lui pour Elle. Toujours Elle.
Avis :
Comme tout les romans d’Amélie
Nothomb, Attentat, n’échappe pas à la règle. Déroutant, étrange,
qui rompt souvent avec les codes conventionnelles qu’on retrouve
dans bon nombres de romans. Bien que l’histoire soit originale, on
retrouve cependant des thèmes souvent abordés :l’Amour
Impossible, la marginalité.
L’amour
Impossible tout comme Quasimodo et Esméralda, La Belle et la Bête,
le monstre qui tombe amoureux de la Déesse. Et on se met à vivre au
rythme de cette passion, à espérer comme Epiphane à croire que
‘’l’amour va au delà des apparences’’.
Les apparences, tellement primordiales dans notre société. Amélie
Nothomb nous en fait une belle satyre dans ce roman. Le culte de du
beau, de la norme qu’on nous impose par les médias, la mode. Etre
mince, beau, avoir les vêtements derniers cris, la coiffure
impeccable… le tout dicté par une suprématie
Vogue-Vuitton-Gucci-Elle. Alors quand la nouvelle icône glamour de
la mode se trouve être un être répugnant qui gagne des sous au fur
et à mesure que son eczémas se développe, on fait sauter les
carcans de la norme !
Eric-Emmanuel Schmitt a lui aussi abordé ces normes de la beauté
dans Quand j’étais une œuvre d’art, roman tout aussi déroutant qui
aborde la question philosophique « Qu’est-ce que le
beau ? » Est-il imposé ? Et nous sommes obligés de
le suivre parce que quelques artistes éclairés ont décrété ce qui
était beau ? Ou bien est-il propre à chacun ? est-ce que
chacun à sa propre définition de ce qui est beau ou non et de
ce fait nous nous retrouvons avec une mixité, une diversité de
goûts incroyable. Or, que ce soit chez Amélie Nothomb, ou
Eric-Emmanuel Schmitt c’est souvent la première définition qui est
malheureusement vraie. On suit, on accepte ce qu’on trouvait
repoussant jusqu’alors, comme l’exemple même du
beau.