Deux vies plus une - Film

Deux vies plus une
De Idit Cebula
Avec : Emmanuelle Devos, Gérard Darmon,
Jocelyn Quivrin, Jackie Berroyer, Michel Jonasz
Sortie : 17/10/07
L’histoire
:
Eliane n’a pas un moment à
elle.
Entre les petits de sa classe, son collègue qui la flic son mari
râleur, sa fille en pleine crise et sa maman envahissante, elle
court de droite à gauche.
Mais Eliane tout ce qu’elle veut c’est un moment à elle, faire ce
qu’ELLE a envie. Et quand elle décide de partager ce qui lui
ressemble le plus, ses carnets, elle se rend compte que tout est
possible.
Avis
:
Premier film de Idit Cebula, la
réalisatrice s’attaque à un grand sujet du cinéma français : la
crise de la quarantaine. Enfin, une crise qui ne concerne pas
seulement les quarantenaires mais tous ceux qui à un moment donné
de leur vie, se retrouve dos au mur, étouffé par leur vie à se
demander quelle autre alternative s’ouvre à eux.
Un exutoire. Voilà ce qu’on cherche. Un truc pour nous sortir de la
monotonie. Une truc pour être quelqu’un d’autre. Un instant. Être
un autre pour être un peu plus soi. Et le truc d’Eliane c’est
l’écriture.
Pour tout le monde, Eliane est la valeur sûre. L’appui de sa
famille, de ses amis. Elle se laisse étirer comme de la guimauve
entre tous ceux qui ont besoin d’elle. Pas qu’elle ne les aime pas.
Bien au contraire. Elle aime son boulot, sa famille, les repas chez
maman le vendredi soir, même sa fille adolescente. Mais on voit
bien qu’Eliane avait rêvé d’autre chose. Une chose qu’elle enferme
dans ses carnets, qu’elle garde pour elle. Alors bien sûr, un jour,
elle ressent le besoin de tout dire, de vivre ce qu’elle
écrit.
Emmanuelle Devos tient le haut du pavé. Elle est fraîche et légère
dans ce film tragicomique.
Elle insuffle un petit brin de folie qui se cache dans ses si
grands sourires. Elle se fait plaisir dans ce film et elle nous le
rend bien.
Gérard Darmon, tout aussi touchant dans le rôle du mari dépassé. Il
n’est pas moderne comme il le dit. Il ne peut pas s’endormir sans
sa femme. Alors quand elle commence à virevolter de ses propres
ailes, Il a peur de perdre la seule chose essentielle pour lui. Un
rôle à contre sens de son personnage dans Le coeur des hommes. Mais
un rôle qui lui va bien.
Conclusion
Un film sans prétention qui
fait passer un bon moment. Un film léger qui traite la crise avec
humour et pudeur. Ca n’effleure que superficiellement le sujet. On
aurait souhaité un peu plus de profondeur parfois, un peu plus de
rire à d’autres. Un peu plus de maîtrise aussi.
A voir tout de même, histoire de passer un bon moment dans les
salles noires du cinéma.